lundi 30 novembre 2015

B7. Sykes


Sykes est une bande dessinée de Pierre Dubois et Dimitri Armand publié en novembre 2015 aux éditions Dupuis. Autant Dubois a une très longue bibliographie (Layna, Red Caps...),, autant celle de Armand est plus courte (Bob Morane, Salamandre).

Nous avons ici un thriller western. Sykes est un marshall qui poursuit une bande de tueurs. Il est accompagné de O'Malley, de Renard Gris et de Jim, un enfant qui l'idolâtre. L'histoire est passionnante, parle plus des personnages que de l'action. Il y a d'ailleurs assez peu d'action mais quand il y en a, c'est bien fait, réaliste et simple. La fin se passe une bonne trentaine d'années après les événements principaux et la conclusion est bien trouvée et poétique.

Je suis pas un fan du dessin, particulièrement des visages. Sauf pour les dessins montrant Sykes dans le feu ou dans la vapeur qui sont en jeux d'ombres. C'est beau et réaliste, peu être un peu trop pour moi.

Une note: 9/10. Seulement 9 parce que ce n'est pas révolutionnaire et pour les dessins.


samedi 28 novembre 2015

F1. Tex Willer


Tex Willer est un fumetto de Gianluigi Bonelli publié depuis 1948 aux éditions Daim Press. Il y a à l'heure actuelle plus de 600 numéro de Tex Willer... et des numéros de 150 pages, pas 24 comme les comics Batman, par exemple. Ceci est l'oeuvre la plus connue de Bonelli et l'une des plus connues venant de l'Italie.

Ce fumetto est présenté sous forme de chapitres (c'est en fait une anthologie de chapitres) qui eux-mêmes forment plusieurs histoires. En fait, Tex va d'enquêtes en enquêtes sans réelle pause entre les évènements. Il résout une énigme et chronologiquement, 5 minutes plus tard, il est déjà sur une autre.
Avec la particularité que le dernier chapitre se termine au milieu d'une de ces enquêtes... et c'est pas un cliffhanger non, c'est juste la fin du chapitre et ça se suivra dans le prochain numéro.

Les scénari sont sans surprises, mais sont très bons pour l'époque (encore une fois, surtout comparé aux comics américains de l'époque). Ce sont des histoires de Western typique (avec du vocabulaire typique). 

Le dessin en noir et blanc est extrêmement réalistes. Un petit manque de paysages à couper le souffle, mais c'est un détail.

Une note: 7/10. Un classique du fumetto italien, c'est à lire au moins une  fois. Remis dans son contexte historique, c'est très bon. Aujourd'hui, c'est juste correcte.

vendredi 27 novembre 2015

B6. Acéré comme la Dent du Serpent


Acéré comme la Dent du Serpent est une bande dessinée de Thierry Boulanger parue aux éditions Kotoji en 2011. Boulanger avait écrit aussi "Vibrations du Monde", la première chronique que j'ai écrit.  

L'histoire ici est celle d'un pilote japonais durant la première guerre mondiale et de sa famille. La BD ne fait que 44 pages avec seulement quelques lignes par pages, donc c'est difficile de parler sans révéler trop d'éléments. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est très poétique, très triste aussi.

Le dessin est magnifique, toutes les couleurs sont dans les tons jaune-bruns, même la mer. C'est très beau, rien à critiquer.

Une note: 10/10. La BD est belle, le récit est touchant. Parfaite.

C2. Stumptown


Stumptown est une série de comics écrits par Greg Rucka et dessinés par Matthew Southworth, publié aux éditions Oni Press en 2011. Greg Rucka est un spécialiste des thrillers noirs comme Whiteout ou Queen and County. 

4 petits comics haletants d'un thriller noir qui ressemble pas mal à Alias, la série classique de Bendis. Le personnage principale est un inspecteur privé féminin, Dex, qui est une sorte de loser complet (endettée au casino, peu ou pas de travail, célibataire, ....). Elle doit retrouvée une fille disparue et dès les premières pages, elle est abattue près d'un lac. La Mara Salvatrucha apparait aussi.  On peut pas faire mieux pour mettre l'ambiance.

Le dessin est simple, les couleurs sombres mais ça fonctionne très bien pour ce genre d'histoire.


Une note: 8/10. Un bon thriller, qui se lit vite et rempli d'action.  A lire, comme tout ce qu'à fait Rucka pour Oni Press

B5. Marco Polo


Marco Polo est une série de 2 bandes dessinées scénarisées par Didier Convard et Eric Adam, dessinées  par Fabio Bono, avec un cahier historique de Christian Clot et publié aux éditions Glénat en 2013 et 2014. Cette BD fait partie de la colletion Explora, dirigée par Clot, vice-président de la société des explorateurs Français.

Disons le tout de suite, deux BDs de 46 pages n'est pas le bon format pour raconter la vie de Marco Polo. La première raconte le trajet aller, mais tout va très vite, on ne s'attarde seulement que sur un lieu (là où il se marie la première fois). Et tout les lieux sont les noms de lieux de l'époque, ce qui fait que pendant tout le récit, je ne savais jamais où se situait l'action. Autre problème que j'ai eu avec ce récit: Le livre écrit par Marco Polo est rempli de créatures fabuleuses (comme la Salamandre mentionnée) mais on a affaire ici à un Marco Polo, très rationnel, Sherlockesque presque même. Ca ne me semblait pas coller avec l'Histoire. Il y a toutefois des nombreux détails sur certaines cultures qui sont intéressants.

La seconde BD, complètement différente, est un "thriller" politique à la cour du Grand Khan. En tant que tel, cette histoire est meilleure, mais ce n'est aussi qu'un épisode parmi les 20 ans passés là-bas.

Le dessin est correct mais jamais époustouflant comme on pourrait l'avoir eu avec tout les paysages dessinée.

Une note: 6/10. 7/10,si on compte le cahier historique qui remet à niveau certains défauts. Globalement, décevant dans l'esprit d'aventure.

mardi 24 novembre 2015

B4. Chassé-croisé/ 20 secondes




Largo Winch est une série de bande dessinée écrite par Jean Van Hamme et dessinée par Philippe Francq  publiée aux éditions Dupuis depuis 1990. Les aventures de Largo sont toujours présentées en dyptique et celui-ci est le dernier qui sera écrit par Van Hamme... et peut-être même la dernière bande dessinée qu'il écrira jamais vu qu'il a déjà arrêté XIII, Rani et Thorgal.


Ce dyptique se passe à Londres où va être organisée le Grand Conseil du groupe W. Tout les personnages réguliers de la série sont présents, même si pour certains ce rôle est anecdotique. En fait, c'est tout ce dyptique qui est anecdotique, si ce n'est pour voir Mrs Pennywinckle et Mr Cochrane, les deux garants de la morale, tomber dans une histoire de chantage pour le moins imprévisible. Largo est tombé amoureux et tout ce qu'il sait dire c'est "je l'aime.... où est-elle.... j'ai pas le temps, faut que je la cherche.... blah blah blah". Le premier tome touche un peu à l'actualité avec les djihadistes et autres manipulations des services secrets mais le deuxième n'offre aucune surprise. Il fait sourire par momemnt, mais l'action est convenue d'avance. Après avoir lu l'interview de Van Hamme disant que ça ne l'amusait plus de travailler avec Francq, je pense qu'il a juste voulu faire l'album, quitte à le bâcler, pour que s'en soit fini. Dommage...

Le dessin est égal à lui-même, avec une mention particulière pour la planche 25 de "20 secondes".

Une note: 6/10. Je devrais dire 7 mais comme c'est le dernier de Van Hamme on était en droit d'en attendre plus.


lundi 23 novembre 2015

B3. Sans Pardon


Sans Pardon est une bande dessinée de Hermann et de son fils Yves H. publié en janvier 2015 aux éditions Dupuis. Ce n'est pas la première fois qu'ils travaillent ensemble mais c'est clairement le papa qui est le plus célèbre... et qui a le plus de talents aussi.

Le dessin, c'est du Hermann, sans aucune surprise. Il présente d'autres paysages du Wyoming que ce qu'il a fait dans Comanche mais la qualité est la même.
L'histoire, par contre, est complètement plate. L'action est fort décousue et si l'on peut comprendre que Carter est un très bon tireur, c'est assez mal exprimé.

Une note: 6/10. Principalement pour le dessin, mais du coup, je recommanderais plus facile leurs autres travaux.



C1. The Private Eye



The Private Eye est une série de 10 comics scénarisée par Brian K. Vaughan, dessinée par Marcos Martin et mise en couleur par Muntsa Vicente, puibliée par Panels Syndicate entre 2013 et 2015. Panels Syndicate est une maison d'édition digitale fondée par le Vaughan et Martin où l'on paie ce que l'on veut. Il n'y a pour le moment que The Private Eye et une autre série "Universe!" en cours de publication. Brian K. Vaughan n'a pas besoin d'introduction: tout ce qu'il écrit vaut de l'or (Runaways, Saga, Ex Machina, Y: The Last Man). Marcos Martin lui a notamment dessinée pour la série Daredevil avec Mark Waid.

La série se passe dans un futur pas trop éloigné et plus ou moins post-apocalyptique. Mais pas le genre d'apocalypse où tout le monde est mort ou tout le monde est un zombie. Non, ici, le Cloud (vous savez, l'espace virtuel où vous stockez toutes vos informations, photos,etc...) a explosé. La vie de presque tout le monde s'en est trouvé ruiné à cause des secrets ainsi exposé et la société a changé: Plus d'internet, plus d'ordinateur et tous les adultes portent des masques. 

L'histoire est une thriller policier Noir, sans trop de surprises et respectant bien les codes du genre. C'est plus l'univers qui m'a intrigué ici. Le dessin est bon (le masque du tigre!!) mais on y prête pas trop attention à cause des COULEURS ! Pour un comics Noir, c'est extrêmement coloré, presque fluo et ça rend très bien avec tous les masques, entre autres.

Une note: 8/10. Un rien déçu par le scénario de Vaughan, c'est juste bon, pas extraordinaire comme je me suis habitué avec lui.







dimanche 22 novembre 2015

B2. Roger et ses Humains


Roger et ses Humains est une bande dessinée de Cyprien Iov et de Paka parue en Novembre 2015 aux éditions Dupuis. C'est la toute première BD de Cyprien, qui est par ailleurs très connus sur Youtube pour ses vidéos. Paka, quant à lui, a déjà travaillé sur plusieurs projets mais c'est une découverte pour moi.

Présentée sous forme de comic strip individuels (les minis bandes dessinées, le plus souvent humoristiques, de 3 cases maximum que l'on trouve dans les journaux), il y a aussi une histoire qui se développe au fur et à mesure, plus ou moins en arrière-plan, un peu à la manière des sitcoms (Friends, HIMYM, TBBT,...). 

C'est l'histoire de Roger, un robot, qui est découvert par Hugo, la caricature parfaite du jeune chômeur, et on suit ainsi son acclimatation dans le monde des hommes. On est totalement dans l'humour de Cyprien. Certaines blagues sont bien trouvées (j'ai rigolé à haute voix plusieurs fois), d'autres sentent un peu plus le réchauffé, mais dans l'ensemble, c'est une lecture agréable et facile. Il y a pas d'action dans le final mais l'humour ne disparait jamais.

Le dessin de Paka est simple, bien en phase avec le genre de récit, un peu enfantin (même si tout le monde peut le lire) et le tout est bien coloré.

J'ai toutefois un gros reproche pour la police d'écriture. C'est peut-être la seule fois où je parlerai de la police d'écriture mais ça doit être fait ici. Elle est enfantine (ça colle au thème, pas de soucis là-dessus) mais j'ai lu quasi à chaque fois les "m" comme en étant des "n". Un "m", ce sont deux ou trois ponts, jamais un seul. C'est comme ça.

Une note: 8/10. Je ne suis pas surpris par la qualité du scénario malgré que se soit une première puisque j'avais trouvé les court-métrages de Cyprien très bon. Je ne m'attendais juste pas à ce genre de BD mais c'est tout à fait réussi. Le tome 2 est d'ors et déjà sur ma "to-read-list"



B1. La Vibration du Monde


La Vibration du Monde est une bande dessinée de Thierry Boulanger parue en août 2008 aux éditions Fugues en Bulles. Thierry Boulanger, que je ne connaissais pas avant de lire ceci, fait tout dans cette BD: scénario, dessin et a participé à la mise en couleur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est une grande réussite.

Ce qui m'a plu le plus, ce sont les dessins. Tout simplement sublime comme on peut le voir sur la couverture. Très réalistes, et on apprend d'ailleurs à la fin que certaines pages n'ont pas été ajoutées car elle n'était pas correctes anatomiquement. Il n'y a que deux couleurs: le bleu et le jaune (pour les yeux). Et ce bleu est parfait pour rendre le froid des forêts enneigées.

L'histoire raconte l'Histoire de l'Homme vu du point de vue des loups. C'est donc l'Histoire dans les très grandes lignes et c'est bien suffisant pour le propos aussi. La conclusion tend vers un futur extrêmement hypothétique et que je trouve très poétique.

Une note: 9/10. Une très belle surprise, qui mériterait d'être plus connue.  Je vais probablement lire d'autres BD de Thierry Boulanger, à commencer par "Acéré comme une dent de serpent".