mercredi 9 décembre 2015

B9. A La Dérive



A La Dérive est une bande dessinée de Xavier Coste publié en 2015 chez Casterman.

Belle découverte que ce Xavier Coste. On est dans une histoire inspirée légèrement de faits réels, un braquage de banque pendant la crue de la Seine. Les personnages principaux sont assez attachants et on suit l'histoire facilement et avec envie. L'histoire, puisque vraisemblable, est assez classique, il n'y pas de renversement de situation ni vraiment beaucoup de suspens. Le gros problème que j'ai avec le scénario, c'est qu'il n'y a pas de fin. Quand je suis arrivé à la dernière page, je me suis dit, il y a un problème. En fait, il n'y a pas de problèmes, c'est une fin ouverte et on est libre d'imaginer ce que l'on veut. C'est un parti pris, mais c'est quelque chose que je n'aime pas vraiment. Si on veut raconter une histoire, on la raconte et puis c'est tout.

Idem pour les dessins. Autant j'ai trouvé les couleurs très à propos (le bleu pastel particulièrement) autant je préfère les dessins plus réalistes, plus détaillés.

Une note: 7/10. C'est une bonne BD, qui plaira à beaucoup de monde mais c'est juste pas mon style

lundi 7 décembre 2015

B8. Le Maitre d'Armes


Le Maitre d'Armes est une bande dessinée de Xavier Dorison et Joël Parnotte publié en octobre 2015 aux éditions Dargaud. Dorison est l'auteur du Troisième Testament, sa série la plus connue. 

Durant les débuts des Temps Moderne, le protestantisme apparaît, et en France, ils sont très mal vu. Cela ne sert que de prétexte au scénario, le sujet n'étant pas les différents points de vues religieux. Aucune doctrine n'est détaillé, c'est à peine si on apprend la différence entre les deux. C'est sans importance.

Toute la bande dessinée est dans la dualité (au propre comme au figuré). Catholicisme vs Protestantisme, Epée vs Rapière, Hans (S)Talhoffer vs Maleztraza, sans oublié la troupe de montagnards qui veut défendre ses terres. L'action est omniprésente et bien rythmée dans une atmosphère de traque qui mène au combat final. Le petit problème, c'est le chaos engendré. Tout ce qu'on veut voir c'est duel d'escrime entre les deux maîtres, et tout le reste ne fait que retarder l'échéance.

Les décors enneigés sont très beaux et les expressions faciales sont variées. Le dessin tient son rang.

Une note: 7/10. C'est un bonne histoire d'action dans un milieu médiévaliste, toutefois elle ne repose sur aucune historique réelle. Hans est basé sur un escrimeur allemand, quant à Maleztraza, je n'ai pas pu en trouver de traces. Je trouve toujours ça dommage de sortir des histoires "historiques" complètement inventée quand il en existe pleins de réelles très intéressantes mais tues.


mercredi 2 décembre 2015

C3. Harbinger


Harbinger est une série de 25 comics écrit par Joshua Dysart et dessinée par.... beaucoup beaucoup de monde, publié par Valiant Entertainment entre 2012 et 2015. Dysart est entre autre l'auteur de Unknown Soldier, un classique de Vertigo.

En 2012, Valiant Entertainment a relancé des comics et ça a eu beaucoup de succès. Du moins, succès d'estime, les ventes n'étant pas comparable avec celles de Marvel, DC ou Walking Dead. Il m'a donc fallu 3 ans avant de me lancer. Comme Marvel et DC, Valiant propose un univers étendu de super-héros, c'est-à-dire que tous leurs comics se passent dans le même monde et que donc leurs personnages peuvent s'entre-croiser (D'où les grands crossovers annuels que tout le monde déteste....).

L'histoire de Harbinger, pour faire simple, ce sont les X-Men. Y a quelques différences évidemment ("Charles Xavier" est ici le méchant, tout un volume est une copie de House of M...) mais globalement, les ressemblances sont flagrantes. Les Mutants Psiots ont des pouvoirs spéciaux et uniques, et donc il y a des gens qui veulent les contrôler pour dominer le monde... et parmi eux, il y en a qui veulent être libre. Et puis, bien sûr, y a des combats, des présentations de personnages, quelques épisodes marrants, tout ce qu'il faut pour que la série soit un succès.   

Le dessin est très beau, tout comme les couleurs. Excepté pour les histoires bonus du dernier volume, mais elles ressemblent plus à de la fan-fiction qu'autre chose.

Une note: 7/10. Je conseille Valiant Entertainment à tout ceux qui veulent lire des histoires de super-héros dans un univers étendu... et qui n'ont pas le temps ou l'envie de rentrer dans celui de Marvel ou DC. C'est une très belle alternative. Pour les autres, c'est sympa, mais pas une lecture indispensable.


lundi 30 novembre 2015

B7. Sykes


Sykes est une bande dessinée de Pierre Dubois et Dimitri Armand publié en novembre 2015 aux éditions Dupuis. Autant Dubois a une très longue bibliographie (Layna, Red Caps...),, autant celle de Armand est plus courte (Bob Morane, Salamandre).

Nous avons ici un thriller western. Sykes est un marshall qui poursuit une bande de tueurs. Il est accompagné de O'Malley, de Renard Gris et de Jim, un enfant qui l'idolâtre. L'histoire est passionnante, parle plus des personnages que de l'action. Il y a d'ailleurs assez peu d'action mais quand il y en a, c'est bien fait, réaliste et simple. La fin se passe une bonne trentaine d'années après les événements principaux et la conclusion est bien trouvée et poétique.

Je suis pas un fan du dessin, particulièrement des visages. Sauf pour les dessins montrant Sykes dans le feu ou dans la vapeur qui sont en jeux d'ombres. C'est beau et réaliste, peu être un peu trop pour moi.

Une note: 9/10. Seulement 9 parce que ce n'est pas révolutionnaire et pour les dessins.


samedi 28 novembre 2015

F1. Tex Willer


Tex Willer est un fumetto de Gianluigi Bonelli publié depuis 1948 aux éditions Daim Press. Il y a à l'heure actuelle plus de 600 numéro de Tex Willer... et des numéros de 150 pages, pas 24 comme les comics Batman, par exemple. Ceci est l'oeuvre la plus connue de Bonelli et l'une des plus connues venant de l'Italie.

Ce fumetto est présenté sous forme de chapitres (c'est en fait une anthologie de chapitres) qui eux-mêmes forment plusieurs histoires. En fait, Tex va d'enquêtes en enquêtes sans réelle pause entre les évènements. Il résout une énigme et chronologiquement, 5 minutes plus tard, il est déjà sur une autre.
Avec la particularité que le dernier chapitre se termine au milieu d'une de ces enquêtes... et c'est pas un cliffhanger non, c'est juste la fin du chapitre et ça se suivra dans le prochain numéro.

Les scénari sont sans surprises, mais sont très bons pour l'époque (encore une fois, surtout comparé aux comics américains de l'époque). Ce sont des histoires de Western typique (avec du vocabulaire typique). 

Le dessin en noir et blanc est extrêmement réalistes. Un petit manque de paysages à couper le souffle, mais c'est un détail.

Une note: 7/10. Un classique du fumetto italien, c'est à lire au moins une  fois. Remis dans son contexte historique, c'est très bon. Aujourd'hui, c'est juste correcte.

vendredi 27 novembre 2015

B6. Acéré comme la Dent du Serpent


Acéré comme la Dent du Serpent est une bande dessinée de Thierry Boulanger parue aux éditions Kotoji en 2011. Boulanger avait écrit aussi "Vibrations du Monde", la première chronique que j'ai écrit.  

L'histoire ici est celle d'un pilote japonais durant la première guerre mondiale et de sa famille. La BD ne fait que 44 pages avec seulement quelques lignes par pages, donc c'est difficile de parler sans révéler trop d'éléments. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est très poétique, très triste aussi.

Le dessin est magnifique, toutes les couleurs sont dans les tons jaune-bruns, même la mer. C'est très beau, rien à critiquer.

Une note: 10/10. La BD est belle, le récit est touchant. Parfaite.

C2. Stumptown


Stumptown est une série de comics écrits par Greg Rucka et dessinés par Matthew Southworth, publié aux éditions Oni Press en 2011. Greg Rucka est un spécialiste des thrillers noirs comme Whiteout ou Queen and County. 

4 petits comics haletants d'un thriller noir qui ressemble pas mal à Alias, la série classique de Bendis. Le personnage principale est un inspecteur privé féminin, Dex, qui est une sorte de loser complet (endettée au casino, peu ou pas de travail, célibataire, ....). Elle doit retrouvée une fille disparue et dès les premières pages, elle est abattue près d'un lac. La Mara Salvatrucha apparait aussi.  On peut pas faire mieux pour mettre l'ambiance.

Le dessin est simple, les couleurs sombres mais ça fonctionne très bien pour ce genre d'histoire.


Une note: 8/10. Un bon thriller, qui se lit vite et rempli d'action.  A lire, comme tout ce qu'à fait Rucka pour Oni Press